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<title>PCR quantitative</title>
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<h1 id="firstHeading" class="firstHeading mw-first-heading"><span class="mw-page-title-main">PCR quantitative</span></h1>
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<div id="mw-content-text" class="mw-body-content mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr"><div class="mw-content-ltr mw-parser-output" lang="fr" dir="ltr"><p>La <b>PCR quantitative</b> (ou qPCR), ou <b>PCR en temps réel</b>, est une méthode particulière de <a href="R%C3%A9action_en_cha%C3%AEne_par_polym%C3%A9rase" title="Réaction en chaîne par polymérase">réaction en chaîne par polymérase</a> permettant de mesurer la quantité initiale d'<a href="Acide_d%C3%A9soxyribonucl%C3%A9ique" title="Acide désoxyribonucléique">ADN</a>. En réalité, la PCR quantitative mesure le nombre d'<a href="Amplicon" title="Amplicon">amplicon</a> (portion d'ADN définie par un couple d'amorces).
</p><p>Il existe diverses techniques permettant de quantifier l'<a href="Acide_d%C3%A9soxyribonucl%C3%A9ique" title="Acide désoxyribonucléique">ADN</a> en <a href="Biologie_mol%C3%A9culaire" title="Biologie moléculaire">biologie moléculaire</a>. On peut utiliser la <a href="Spectroscopie" title="Spectroscopie">spectrophotométrie</a> UV-visible à 260&nbsp;<abbr class="abbr" title="nanomètre">nm</abbr> qui permet de connaître avec précision la concentration d'ADN total dans un échantillon par dosage optique. Cette méthode ne peut cependant pas permettre de connaître avec précision la quantité d'un ADN particulier (défini par une séquence précise de <a href="Nucl%C3%A9otide" title="Nucléotide">nucléotides</a>). Il existe heureusement plusieurs techniques fiables permettant la quantification de l'expression d'un gène particulier comme le <a href="Southern_blot" title="Southern blot">Southern blot</a>, le <a href="Northern_blot" class="mw-redirect" title="Northern blot">Northern blot</a> et bien sûr la PCR quantitative.
</p>

<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Historique">Historique</h2></div>
<ul><li>1985&nbsp;: invention par <a href="Kary_Mullis" title="Kary Mullis">Kary Mullis</a> en 1985 de la technique de <a href="R%C3%A9action_en_cha%C3%AEne_par_polym%C3%A9rase" title="Réaction en chaîne par polymérase">réaction en chaîne par polymérase</a> (PCR).</li>
<li>1991&nbsp;: première utilisation de sonde (sonde d’<a href="Hydrolyse" title="Hydrolyse">hydrolyse</a>) en PCR publiée par Holland et collaborateurs.</li>
<li>1992&nbsp;: première détection du produit de PCR en temps réel à l’aide d’un marquage au BET publiée par R. Higuchi et collaborateurs.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="PCR_en_temps_réel"><span id="PCR_en_temps_r.C3.A9el"></span>PCR en temps réel</h2></div>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Définition"><span id="D.C3.A9finition"></span>Définition</h3></div>
<p>La réaction en chaîne par polymérase en temps réel (PCR en temps réel) est une technique<sup id="cite_ref-1" class="reference"><a href="#cite_note-1"><span class="cite-bracket">[</span>1<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> ayant de nombreuses applications, basée sur une <a href="R%C3%A9action_enzymatique" title="Réaction enzymatique">réaction enzymatique</a>, la <a href="R%C3%A9action_en_cha%C3%AEne_par_polym%C3%A9rase" title="Réaction en chaîne par polymérase">PCR</a>, et sur la mesure en continu de son produit<sup id="cite_ref-2" class="reference"><a href="#cite_note-2"><span class="cite-bracket">[</span>2<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> et <i><a href="In_vivo" title="In vivo">in vivo</a></i>.
</p><p>Il existe différents appareils de PCR en temps réel.
</p><p>À chaque cycle d’amplification, la quantité d’ADN total ou d’<a href="Amplicon" title="Amplicon">amplicon</a> est mesurée grâce à un <a href="Marqueur_fluorescent_en_PCR" title="Marqueur fluorescent en PCR">marqueur fluorescent</a>. L’obtention de la cinétique complète de la réaction de polymérisation permet d’obtenir une quantification absolue de la quantité initiale d’ADN cible, ce qui était très difficile à obtenir sans biais en PCR en point final.
</p><p>Le principe de la PCR en temps réel repose sur la possibilité de suivre la quantité d'ADN présente dans la réaction à tout instant et non à la fin de la PCR (PCR point final) ou au cycle <span class="nowrap">n &lt; 40</span> (PCR semi-quantitative). Des sondes fluorescentes se fixent soit sur l'ADN double brin (technologie SYBR) ou sur une séquence d'ADN précise (technologie Taqman<sup id="cite_ref-3" class="reference"><a href="#cite_note-3"><span class="cite-bracket">[</span>3<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> et Beacon). Ces sondes ne sont fluorescentes qu'une fois fixées à l'ADN (soit à cause d'un «&nbsp;quencher&nbsp;» soit car la fluorescence nécessite un ADN double brin). Un seuil de fluorescence est établi par le programme de l'appareil de PCR en temps réel. Une fois que la quantité d'ADN permet aux sondes fluorescentes de dépasser ce seuil alors on obtient un numéro de cycle PCR appelé «&nbsp;<b>Ct</b>&nbsp;» pour «&nbsp;Cycle Threshold&nbsp;» soit «&nbsp;cycle seuil&nbsp;». C'est cette valeur qui est à la base des calculs pour quantifier l'ADN de façon absolue ou relative. Il est important de connaître l'efficacité E de la PCR. Pour cela, on effectue une PCR en temps réel sur des échantillons de dilution croissante pour obtenir une courbe étalon correspondant au couple d'amorces utilisé (spécifiques du locus d'intérêt). Par exemple, une série de dilution au ½ (<span class="mwe-math-element mwe-math-element-inline"><span class="mwe-math-mathml-inline mwe-math-mathml-a11y" style="display: none;"><math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" alttext="{\displaystyle D_{n+1}=D_{n}/2}">
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</math></span><img src="./_assets_/eb734a37dd21ce173a46342d1cc64c92/25156866d20aba385ddabd2e28e5967dac18a354.svg" class="mwe-math-fallback-image-inline mw-invert skin-invert" aria-hidden="true" style="vertical-align: -0.838ex; width:13.809ex; height:2.843ex;" alt="{\displaystyle D_{n+1}=D_{n}/2}" loading="lazy"></span>) doit, en théorie, donner des courbes d'amplification décalées d'un cycle PCR à chaque fois. Si tel est le cas, la réaction a alors une efficacité égale à 2 (la quantité d'ADN double à chaque cycle). En pratique, le programme de la machine de PCR en temps réel peut calculer l'efficacité E de la réaction. Plus souvent, une PCR en temps réel sur une série de dilution avec une quantité d'ADN initiale connue permet de calculer l'efficacité de la réaction. Les Ct sont placées sur un graphe en <a href="%C3%89chelle_logarithmique" title="Échelle logarithmique">échelle logarithmique</a> et l'équation de la régression linéaire passant par ces points donne l'efficacité (c'est le coefficient directeur).
</p><p>Grâce à l'extraordinaire puissance de la technique d'amplification de l'ADN par PCR, il est possible aujourd'hui d'établir un profil génétique à partir de quantités infimes d'ADN.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Pourquoi_quantifier_en_nombre_de_cycles_?"><span id="Pourquoi_quantifier_en_nombre_de_cycles_.3F"></span>Pourquoi quantifier en nombre de cycles&nbsp;?</h3></div>
<p>La différence fondamentale de la <i>PCR en temps réel</i> avec la <i>PCR en point final</i> est que l’intégralité de la cinétique mesurable (au-dessus du bruit de fond) est quantifiée. Les données de fluorescence peuvent donc être exprimées en logarithme afin d’identifier facilement la phase exponentielle et mesurable, qui prend alors une apparence linéaire. Cette partie, alors appelée «&nbsp;segment quantifiable&nbsp;», permet de calculer la quantité d’ADN initial.
</p>

<p><b>Graphique de gauche (A)&nbsp;:</b>
</p>
<dl><dd>Les cinétiques de PCR théoriques de trois échantillons (K, L et M) de concentration d’ADN initiale décroissantes (considérons d’un facteur 10 à chaque fois) sont représentées dans un repère semi logarithmique. Les mesures du bruit de fond ou trop influencées par lui (phase 1 et 2 d’une cinétique mesurable de PCR) ne sont pas représentées.</dd>
<dd>(1) Zone des <b>segments quantifiables</b> de chaque échantillon (phase 3 d’une cinétique mesurable de PCR). Les autres phases sont représentées en gris et n’ont pas d’intérêt pour ce chapitre.</dd>
<dd>(2) Chacun des segments quantifiables permet de définir une équation de type <b>Y = aX + B</b>. Cette équation de droite modélise la phase exponentielle de la PCR après transformation logarithmique, même la partie qui n’est pas mesurable à cause du bruit de fond. Les phases exponentielles des échantillons K, L et M sont représentées respectivement par les droites pleines bleu marine, turquoise et mauve. La pente «&nbsp;a&nbsp;» est dérivée de l’efficacité de PCR. Puisque le même amplicon est détecté pour chaque échantillon, c’est une constante et les droites sont parallèles. L’ordonnée à l’origine «&nbsp;B&nbsp;» correspond à la quantité d’ADN au cycle 0. <i>La modélisation du segment quantifiable permet donc <span style="text-decoration: underline;"><b>théoriquement</b></span> de déterminer directement la quantité d’ADN initial.</i></dd>
<dd>(3) En réalité, les mesures expérimentales ont toujours une erreur, aussi faible soit-elle, par définition imprédictibles et répondant à des phénomènes stochastiques. Si des échantillons de concentrations K, L et M étaient amplifiés plusieurs fois, on obtiendrait autant de cinétiques différentes, bien que très proches (leurs segments quantifiables sont respectivement représentés en rouge, rose et orange). Chacune de ces mesures permet d’établir une nouvelle équation de droite représentée en pointillés de la même couleur. Différents ordonnés à l’origine (B) sont alors mesurés. On considérera que les deux droites représentées pour chaque échantillon représentent l’erreur maximum de la technique. La différence entre leurs B (EK, EL et EM) représente donc l’incertitude de la mesure pour chaque échantillon. Cette incertitude est considérable. Dans l’exemple, elle est suffisante pour que l’on puisse mesurer L plus concentré que K ou M que L mais en réalité, elle est souvent bien plus grande que cela (deux à quatre ordres de grandeur).</dd>
<dd>(4) Remarquez que l’incertitude sur la mesure n’est pas identique pour chaque échantillon (EK est inférieure à EL, elle-même plus petite que EM). Une projection de l’équation de droite sur l’axe des ordonnées ou une de ses parallèles donne une incertitude <b>concentration d’ADN initial dépendante</b>.</dd></dl>
<p><b>Graphique de droite (B)&nbsp;:</b>
</p>
<dl><dd>(1) Les équations déterminées à partir des segments quantifiables peuvent être extrapolées jusqu’à l’axe des abscisses, même si on obtient un point mathématique sans réalité biochimique.</dd>
<dd>(2) Les droites modélisant l’erreur expérimentale (en pointillés et rouge, orange ou rose) permettent alors de définir de nouvelles incertitudes EK, EL et EM. Remarquez que ces incertitudes sont plus grandes que dans le graphique (A) mais de taille identique entre elles. L’erreur sur la mesure est donc devenue <b>concentration d’ADN initial indépendante</b> (3).</dd>
<dd>(4) Il est possible de projeter les équations de droite sur une parallèle à l’axe des abscisses coupant les segments quantifiables par le milieu. Ce segment sera appelé «&nbsp;<b>seuil de détection</b>&nbsp;».</dd>
<dd>(5) Les valeurs en X (en nombre de cycles) de ces intersections sont généralement nommés <b>CT</b> (de l’anglais Cycle Threshold pour «&nbsp;cycle seuil&nbsp;»), mais parfois aussi <b>CP</b> (de l’anglais Crossing Point pour «&nbsp;point de croisement&nbsp;»). Ce sont des valeurs <b>mathématiques</b> définies sur l’espace des réels positifs et non des entiers positifs (bien qu’une fraction de cycle n’ait aucune réalité expérimentale). Ces valeurs sont inversement proportionnelles à la quantité d’ADN initial, et l’incertitude sur la mesure est minimisée au maximum (en général inférieur à 5&nbsp;%).</dd></dl>
<p>La quantification en passant par une valeur mathématique en nombre de cycles (CT) permet donc d’obtenir des résultats fiables, mais n’est pas exploitable directement. Afin d’obtenir la quantité d’ADN initial, il va falloir réaliser de nouvelles transformations mathématiques qui nécessitent de connaître l’efficacité de PCR. Cette dernière est généralement déterminée grâce à une gamme d’étalonnage.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Gamme_d'étalonnage"><span id="Gamme_d.27.C3.A9talonnage"></span>Gamme d'étalonnage</h3></div>
<p><span typeof="mw:File"></span>
</p><p><b>Graphique de gauche (A)&nbsp;:</b>
</p>
<dl><dd>Neuf échantillons (F, G, H, I, J, K, L, M et N) de concentration en ADN initial décroissante (d’un ordre de grandeur à chaque fois) ont été amplifiés par PCR dans une même expérience. Chacune des cinétiques a permis de déterminer son CT propre, déterminé en nombre de cycle. Les concentrations en ADN sont connues en nombre de copies par tube (F ≈ 70 millions et N ≈ 0,7). Les données représentées correspondent à l’expérimentation «&nbsp;n&nbsp;», exemple parmi un grand nombre de dupliqués indépendants dans le temps, pour les lots des réactifs et pour les expérimentateurs. La fluorescence est exprimée en unités arbitraires et le bruit de fond a été normalisé. Notez qu’aucune amplification n’a été obtenue pour l’échantillon N<sub>n</sub>.</dd></dl>
<p><b>Graphique de droite (B)&nbsp;:</b>
</p>
<dl><dd>Les moyennes des CT en fonction de la quantité d’ADN initiale de tous les dupliqués de gamme ont été reportées dans un repère <a href="Rep%C3%A8re_semi-logarithmique" title="Repère semi-logarithmique">semi-logarithmique</a>. La droite d’étalonnage moyenne a été modélisée à l’aide d’une <a href="R%C3%A9gression_lin%C3%A9aire" title="Régression linéaire">régression linéaire</a>. La variabilité représentée n’est pas la SEM mais la dispersion (ou <a href="Crit%C3%A8res_de_dispersion#Étendue" class="mw-redirect" title="Critères de dispersion">étendue</a>) des mesures. Une gamme moyenne a été représentée afin d’illustrer les limites de la méthode, mais chaque gamme individuelle est néanmoins extrêmement robuste, avec le chiffre significatif du <a href="R%C3%A9gression_lin%C3%A9aire#Coefficient_de_corrélation_linéaire" title="Régression linéaire">coefficient de détermination</a> (r²) généralement à la quatrième décimale après la virgule (exemple&nbsp;: 0,999<span style="text-decoration: underline;"><b>6</b></span>)&nbsp;! Il est donc utile de réaliser les droites d’étalonnage en PCR sur <a href="Tableur" title="Tableur">tableur</a>, car les logiciels de la plupart des thermocycleurs sont beaucoup moins discriminants et ne peuvent modéliser qu’une gamme individuelle. Cette gamme moyenne fournit plusieurs informations&nbsp;:
<dl><dd>(1) La phase «&nbsp;détectable et quantitative de la PCR&nbsp;»&nbsp;: Tous les échantillons sont détectables et s’alignent avec les autres points de leur gamme individuelle. Cette phase comprend généralement des concentrations d’ADN initial allant de la centaine à la centaine de millions de copies. En dessous, les phénomènes stochastiques deviennent très perceptibles mais peuvent être compensés par une multiplication des mesures. Au-dessus, la phase de «&nbsp;bruit de fond&nbsp;» n’est plus assez importante pour pouvoir être correctement déterminée. Cela pourrait être compensé par un protocole de PCR ayant une efficacité très faible mais il est généralement plus simple de diluer l’échantillon.</dd>
<dd>(2) La phase «&nbsp;parfois détectable mais non-quantitative de la PCR&nbsp;»&nbsp;: Elle comprend les concentrations d’ADN initial de l’ordre de la copie à la dizaine de copies. Le pourcentage d’échantillons détectés (pour cet exemple) a été indiqué pour les concentrations M et N, soit 83&nbsp;% pour une concentration moyenne de 7 copies et 28&nbsp;% lorsque trois tubes sur quatre contiennent une copie (concentration 0,7 ou -0,15 en log). La dispersion des mesures (et donc la marge d’erreur) devient beaucoup plus importante. Notez qu’un certain nombre de mesures M et N s’alignent convenablement avec leur gamme individuelle, mais ceci est dû à la chance. Seule une multiplication des gammes permet donc de déterminer avec précision cette phase.</dd>
<dd>(3) Une gamme étalon de PCR devenant une droite dans un repère semi-logarithmique, il est possible de la modéliser par une équation de type Y = aX + B où&nbsp;:
<dl><dd><ul><li>Y est le CT mesuré par le <a href="Thermocycleur" title="Thermocycleur">thermocycleur</a>.</li>
<li>La pente (a) est une fonction de l’efficacité de PCR, cette dernière pouvant être calculée par l’équation&nbsp;:</li></ul></dd></dl></dd></dl></dd></dl>
<div class="center"><span class="mwe-math-element mwe-math-element-inline"><span class="mwe-math-mathml-inline mwe-math-mathml-a11y" style="display: none;"><math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" alttext="{\displaystyle E=(indice\;du\;logarithme)^{\frac {-1}{pente}}={\sqrt[{-pente}]{indice\;du\;logarithme}}}">
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<dl><dd><dl><dd><dl><dd>Le schéma correspond au cas le plus fréquent où la concentration est exprimée en <a href="Logarithme_d%C3%A9cimal" title="Logarithme décimal">logarithme décimal</a> (= d'indice 10). Cette pente est souvent considérée comme une constante pour l’amplification d’un amplicon particulier avec un protocole expérimental donné. La pente ou l’efficacité peuvent être employés pour quantifier les échantillons.
<ul><li>X est la concentration d’ADN initial exprimée en log (de copies/tube, de ng/µl, d’unités arbitraires,&nbsp;<abbr class="abbr" title="et cetera">etc.</abbr>).</li>
<li>B est un point mathématique qui n’a aucune réalité expérimentale (log 0 = 1/∞). Il peut néanmoins être utilisé pour calibrer les expériences de PCR (souvent nommée «&nbsp;run&nbsp;») entre elles. Si les différentes gammes avaient été calibrées par leur intercept à l'origine (B), la dispersion serait apparue comme beaucoup plus faible, sauf pour les points M et N.</li></ul></dd></dl></dd>
<dd>(4) La droite de régression ne passe pas au centre de la dispersion des différentes mesures pour les concentrations M et N, on constate un «&nbsp;amortissement&nbsp;» de la pente. Si l’on considère CT moyens L à N, ils seraient mieux modélisés par un <a href="%C3%89quation_polynomiale" title="Équation polynomiale">polynôme du second degré</a>. Certains logiciels associés aux thermocycleurs permettent de prendre en compte cet «&nbsp;amortissement&nbsp;». Il convient cependant de noter que&nbsp;:
<dl><dd><ul><li>cet «&nbsp;amortissement&nbsp;» est extrêmement variable d’une gamme individuelle à une autre, et la correction modélisée ne correspond probablement pas à ce qui se passe dans l’échantillon quantifié. Les logiciels commerciaux modélisent cet «&nbsp;amortissement&nbsp;» sur une seule gamme, même si celle-ci comporte des biais évidents, et peuvent donc induire des erreurs très importantes que l’utilisateur novice ne décèlera pas forcément&nbsp;;</li>
<li>l’imprécision sur la quantification à ces concentrations est tellement importante qu’une modélisation de «&nbsp;l’amortissement&nbsp;» est peu pertinente&nbsp;;</li>
<li>cet «&nbsp;amortissement&nbsp;» correspond, lorsque des gammes moyennes sont réalisées, à un abaissement de la pente, donc à une augmentation de l’efficacité de PCR, alors que l’accroissement des effets stochastiques devrait l’abaisser. Il faut noter alors que cet «&nbsp;amortissement&nbsp;» est généré principalement par la concentration la plus faible (N, soit 0,7 copies). Or aucune amplification ne pourra se faire s’il n’y a pas au moins une molécule d’ADN initial. Le biais qui en résulte dans la distribution gaussienne de l’erreur est susceptible de provoquer cet «&nbsp;amortissement moyen&nbsp;».</li></ul></dd></dl></dd></dl></dd></dl>
<p>Il faut avoir conscience que si la gamme d'étalonnage démontre l'aspect quantitatif du protocole expérimental, il est difficile d'éviter tous les biais <span style="text-decoration: underline;">potentiels</span>, comme une différence de composition chimique entre le solvant des échantillons (milieu complexe d'ADN complémentaire, présence d'ARN, de protéines,&nbsp;<abbr class="abbr" title="et cetera">etc.</abbr>) et le diluant des points de la gamme (généralement de l'eau).
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Quantification_absolue">Quantification absolue</h3></div>
<p>Durant la partie de la courbe en sigmoïde de l'échantillon, après la ligne de seuil de détection, au moment où l'amplification est exponentielle, on a&nbsp;:
</p>
<dl><dd><span class="mwe-math-element mwe-math-element-inline"><span class="mwe-math-mathml-inline mwe-math-mathml-a11y" style="display: none;"><math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" alttext="{\displaystyle Q_{n}=Q_{o}.(1+E)^{n}}">
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<annotation encoding="application/x-tex">{\displaystyle Q_{n}=Q_{o}.(1+E)^{n}}</annotation>
</semantics>
</math></span><img src="./_assets_/eb734a37dd21ce173a46342d1cc64c92/39724888427eec48ad572b2578dc9878515f432b.svg" class="mwe-math-fallback-image-inline mw-invert skin-invert" aria-hidden="true" style="vertical-align: -0.838ex; width:18.863ex; height:2.843ex;" alt="{\displaystyle Q_{n}=Q_{o}.(1+E)^{n}}" loading="lazy"></span> (1)</dd></dl>
<p>où&nbsp;:
</p>
<ul><li>Q est la quantité d'ADN&nbsp;;</li>
<li>n est l'indice du n<sup>ième</sup> cycle&nbsp;;</li>
<li>0 est l'indice du cycle de départ&nbsp;;</li>
<li>E est l'efficacité de la réaction&nbsp;;</li></ul>
<p>donc au cycle de seuil (ct ou Cycle Threshold), premier cycle au-dessus de la ligne de base&nbsp;:
</p>
<dl><dd><span class="mwe-math-element mwe-math-element-inline"><span class="mwe-math-mathml-inline mwe-math-mathml-a11y" style="display: none;"><math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" alttext="{\displaystyle Q_{o}={\frac {Q_{ct}}{(1+E)^{ct}}}}">
<semantics>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mstyle displaystyle="true" scriptlevel="0">
<msub>
<mi>Q</mi>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mi>o</mi>
</mrow>
</msub>
<mo>=</mo>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mfrac>
<msub>
<mi>Q</mi>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mi>c</mi>
<mi>t</mi>
</mrow>
</msub>
<mrow>
<mo stretchy="false">(</mo>
<mn>1</mn>
<mo>+</mo>
<mi>E</mi>
<msup>
<mo stretchy="false">)</mo>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mi>c</mi>
<mi>t</mi>
</mrow>
</msup>
</mrow>
</mfrac>
</mrow>
</mstyle>
</mrow>
<annotation encoding="application/x-tex">{\displaystyle Q_{o}={\frac {Q_{ct}}{(1+E)^{ct}}}}</annotation>
</semantics>
</math></span><img src="./_assets_/eb734a37dd21ce173a46342d1cc64c92/d8e1c442aa6309a51d30ec88e191c30bade8e02e.svg" class="mwe-math-fallback-image-inline mw-invert skin-invert" aria-hidden="true" style="vertical-align: -2.671ex; width:15.928ex; height:6.176ex;" alt="{\displaystyle Q_{o}={\frac {Q_{ct}}{(1+E)^{ct}}}}" loading="lazy"></span></dd></dl>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Quantification_relative">Quantification relative</h3></div>
<p>On établit un rapport R entre la quantité d'ADN de départ d'un échantillon et celle d'un témoin, qui n'a pas subi de traitement. Au seuil de détection, on a&nbsp;:
</p>
<dl><dd><span class="mwe-math-element mwe-math-element-inline"><span class="mwe-math-mathml-inline mwe-math-mathml-a11y" style="display: none;"><math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" alttext="{\displaystyle R={\frac {Q_{ct_{ech}}}{Q_{ct_{tem}}}}}">
<semantics>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mstyle displaystyle="true" scriptlevel="0">
<mi>R</mi>
<mo>=</mo>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mfrac>
<msub>
<mi>Q</mi>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mi>c</mi>
<msub>
<mi>t</mi>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mi>e</mi>
<mi>c</mi>
<mi>h</mi>
</mrow>
</msub>
</mrow>
</msub>
<msub>
<mi>Q</mi>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mi>c</mi>
<msub>
<mi>t</mi>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mi>t</mi>
<mi>e</mi>
<mi>m</mi>
</mrow>
</msub>
</mrow>
</msub>
</mfrac>
</mrow>
</mstyle>
</mrow>
<annotation encoding="application/x-tex">{\displaystyle R={\frac {Q_{ct_{ech}}}{Q_{ct_{tem}}}}}</annotation>
</semantics>
</math></span><img src="./_assets_/eb734a37dd21ce173a46342d1cc64c92/190db767d9549ab1a26d16e30eb6cb4bd5afeec7.svg" class="mwe-math-fallback-image-inline mw-invert skin-invert" aria-hidden="true" style="vertical-align: -2.505ex; width:11.514ex; height:6.343ex;" alt="{\displaystyle R={\frac {Q_{ct_{ech}}}{Q_{ct_{tem}}}}}" loading="lazy"></span></dd></dl>
<p>de (1), on déduit donc&nbsp;:
</p>
<dl><dd><span class="mwe-math-element mwe-math-element-inline"><span class="mwe-math-mathml-inline mwe-math-mathml-a11y" style="display: none;"><math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" alttext="{\displaystyle R={\frac {E_{ech}^{ct}}{E_{tem}^{ct}}}}">
<semantics>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mstyle displaystyle="true" scriptlevel="0">
<mi>R</mi>
<mo>=</mo>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mfrac>
<msubsup>
<mi>E</mi>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mi>e</mi>
<mi>c</mi>
<mi>h</mi>
</mrow>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mi>c</mi>
<mi>t</mi>
</mrow>
</msubsup>
<msubsup>
<mi>E</mi>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mi>t</mi>
<mi>e</mi>
<mi>m</mi>
</mrow>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mi>c</mi>
<mi>t</mi>
</mrow>
</msubsup>
</mfrac>
</mrow>
</mstyle>
</mrow>
<annotation encoding="application/x-tex">{\displaystyle R={\frac {E_{ech}^{ct}}{E_{tem}^{ct}}}}</annotation>
</semantics>
</math></span><img src="./_assets_/eb734a37dd21ce173a46342d1cc64c92/1d17fe4b522ecd17376c43eae8670e43d0f09a09.svg" class="mwe-math-fallback-image-inline mw-invert skin-invert" aria-hidden="true" style="vertical-align: -2.838ex; width:10.449ex; height:7.009ex;" alt="{\displaystyle R={\frac {E_{ech}^{ct}}{E_{tem}^{ct}}}}" loading="lazy"></span></dd></dl>
<p>Soit&nbsp;:
</p>
<dl><dd><span class="mwe-math-element mwe-math-element-inline"><span class="mwe-math-mathml-inline mwe-math-mathml-a11y" style="display: none;"><math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" alttext="{\displaystyle R=E^{-({ct}_{ech}-{ct}_{tem})}}">
<semantics>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mstyle displaystyle="true" scriptlevel="0">
<mi>R</mi>
<mo>=</mo>
<msup>
<mi>E</mi>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mo>−<!-- − --></mo>
<mo stretchy="false">(</mo>
<msub>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mi>c</mi>
<mi>t</mi>
</mrow>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mi>e</mi>
<mi>c</mi>
<mi>h</mi>
</mrow>
</msub>
<mo>−<!-- − --></mo>
<msub>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mi>c</mi>
<mi>t</mi>
</mrow>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mi>t</mi>
<mi>e</mi>
<mi>m</mi>
</mrow>
</msub>
<mo stretchy="false">)</mo>
</mrow>
</msup>
</mstyle>
</mrow>
<annotation encoding="application/x-tex">{\displaystyle R=E^{-({ct}_{ech}-{ct}_{tem})}}</annotation>
</semantics>
</math></span><img src="./_assets_/eb734a37dd21ce173a46342d1cc64c92/2b6d580ebcdb1186f833efc0a0e42d6c5c6274fc.svg" class="mwe-math-fallback-image-inline mw-invert skin-invert" aria-hidden="true" style="vertical-align: -0.338ex; width:17.909ex; height:2.843ex;" alt="{\displaystyle R=E^{-({ct}_{ech}-{ct}_{tem})}}" loading="lazy"></span> ou&nbsp;: <span class="mwe-math-element mwe-math-element-inline"><span class="mwe-math-mathml-inline mwe-math-mathml-a11y" style="display: none;"><math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML" alttext="{\displaystyle R=E^{-\Delta ct}}">
<semantics>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mstyle displaystyle="true" scriptlevel="0">
<mi>R</mi>
<mo>=</mo>
<msup>
<mi>E</mi>
<mrow class="MJX-TeXAtom-ORD">
<mo>−<!-- − --></mo>
<mi mathvariant="normal">Δ<!-- Δ --></mi>
<mi>c</mi>
<mi>t</mi>
</mrow>
</msup>
</mstyle>
</mrow>
<annotation encoding="application/x-tex">{\displaystyle R=E^{-\Delta ct}}</annotation>
</semantics>
</math></span><img src="./_assets_/eb734a37dd21ce173a46342d1cc64c92/b527009dcba90592682a0ef8becb58a80d5fbf2f.svg" class="mwe-math-fallback-image-inline mw-invert skin-invert" aria-hidden="true" style="vertical-align: -0.338ex; width:10.842ex; height:2.676ex;" alt="{\displaystyle R=E^{-\Delta ct}}" loading="lazy"></span></dd></dl>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Quantification_relative_corrigée_par_un_gène_de_référence"><span id="Quantification_relative_corrig.C3.A9e_par_un_g.C3.A8ne_de_r.C3.A9f.C3.A9rence"></span>Quantification relative corrigée par un gène de référence</h3></div>
<p>Le gène de référence est un gène qui n'est pas régulé par le traitement que l'on fait subir pour mesurer la variation du gène cible. Effectuer une correction à partir d'un gène de référence permet d'éliminer les effets de fluctuations.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Courbe_de_fusion">Courbe de fusion</h3></div>

<p>Une courbe de fusion en PCR en temps réel est une étape programmée supplémentaire à la fin des cycles d'amplification.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Transformation_de_Ct_(ou_CP)"><span id="Transformation_de_Ct_.28ou_CP.29"></span>Transformation de Ct (ou CP)</h3></div>
<p>Le Ct ou Cp correspond au point seuil pour lequel le signal de fluorescence est significativement supérieur au bruit de fond, c'est-à-dire au nombre de cycles minimal pour lequel l'ADN amplifié est détectable. Ce point est atteint en début de phase exponentielle. Plus la quantité d'ADN initiale sera faible, plus le Ct sera élevé<sup id="cite_ref-4" class="reference"><a href="#cite_note-4"><span class="cite-bracket">[</span>4<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>

<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="PCR_en_point_final">PCR en point final</h2></div>
<p>La <a href="R%C3%A9action_en_cha%C3%AEne_par_polym%C3%A9rase" title="Réaction en chaîne par polymérase">réaction en chaîne par polymérase</a> en point final n'est nommée ainsi que depuis l'apparition de la PCR en temps réel. Du point de vue enzymatique, il n’y a aucune différence théorique entre ces deux types de PCR.
</p><p>Il s'agit de la première technique inventée, où la quantité d'ADN n'est mesurée qu'à la fin de la réaction.
</p><p>Beaucoup de personnes s'affranchissent de mettre en œuvre les techniques du Northern blot et quantifient l'ADN à l'aide de la technique de la PCR en point final. Cette quantification est faite selon le postulat que plus il y a de l'ADN au départ, plus il y en aura à l'arrivée, à la fin des 40 cycles d'amplification. On quantifie ensuite grossièrement à la lecture des <a href="%C3%89lectrophor%C3%A8se_sur_gel_d'agarose" title="Électrophorèse sur gel d'agarose">gels d'agarose</a>, grâce à la comparaison de l'intensité des bandes obtenues avec celles d'un marqueur de poids moléculaire. L'œil humain ne permettant pas de discriminer de façon absolue les différences d'intensité entre les bandes, on peut avoir recours à un logiciel d'analyse d'images, tel <a href="ImageJ" title="ImageJ">ImageJ</a>. Cependant, la précision gagnée dans la lecture de l'intensité de la bande peut-être compensée par une perte de précision due au côté arbitraire de l'emplacement de la ligne de base et à la présence d'un bruit de fond non-homogène sur l'image.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="PCR_semi-quantitative">PCR semi-quantitative</h2></div>
<p>La PCR semi-quantitative est basée sur l'interruption de la PCR en plusieurs cycles qui correspondent à la phase stationnaire (la quantité d'ADN augmente très doucement car il y a peu d'ADN matrice), la phase exponentielle (croissance rapide) et au plateau (diminution de la quantité de réactifs). Pour un échantillon, il est possible d'estimer la quantité initiale d'ADN si l'on dispose d'un échantillon où la quantité d'ADN est connue (étalon). Leur amplification par PCR, l'arrêt de la réaction entre le <abbr class="abbr" title="Vingtième">20<sup>e</sup></abbr> et le <abbr class="abbr" title="Trentième">30<sup>e</sup></abbr>&nbsp;cycle PCR et la comparaison entre les intensités lumineuses des produits PCR marqués au BET permettent d'estimer la quantité initiale d'ADN. Pour deux échantillons, il est possible de comparer leur quantité d'ADN initiale en arrêtant la PCR avant le plateau de la PCR (<span class="nowrap">&lt; 30 cycles</span>).
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="PCR_compétitive"><span id="PCR_comp.C3.A9titive"></span>PCR compétitive</h2></div>

<p>Dans la PCR quantitative, telle la PCR en temps réel, on peut mesurer la quantité absolue de l'ADN qui présente de l'intérêt. Dans la PCR compétitive, on mesure des quantités relatives par rapport à des ADN ou des ARN ajoutés (standards internes ou externes). Le standard est amplifié en même temps que l’ARN recherché, il y a donc compétition entre ces deux amplifications. Plus la quantité de standard est importante moins l’ARN recherché sera amplifié<sup id="cite_ref-5" class="reference"><a href="#cite_note-5"><span class="cite-bracket">[</span>5<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Applications">Applications</h2></div>
<ul><li>Mise au point d'amorces.</li>
<li>Détection de <a href="Mutation_ponctuelle" title="Mutation ponctuelle">mutations ponctuelles</a>.</li>
<li>Dosage d'<a href="Organisme_g%C3%A9n%C3%A9tiquement_modifi%C3%A9" title="Organisme génétiquement modifié">OGM</a> dans des produits pour la consommation humaine.</li>
<li>Quantification.</li>
<li>Détection spécifique et sensible de pathogènes d'intérêt vétérinaire – quantification de la charge bactérienne, virale ou parasitaire.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Notes_et_références"><span id="Notes_et_r.C3.A9f.C3.A9rences"></span>Notes et références</h2></div>
<div class="references-small decimal" style=""><div class="mw-references-wrap"><ol class="references">
<li id="cite_note-1"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-1">↑</a> </span><span class="reference-text"><span class="ouvrage" id="2016">«&nbsp;<cite style="font-style:normal">Principe de la PCR en temps réel</cite>&nbsp;», <i>Youtube</i>,‎ <time class="nowrap" datetime="2016-06-09" data-sort-value="2016-06-09">9 juin 2016</time> <small style="line-height:1em;">(<a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.youtube.com/watch?v=AZWLysiG3Rg">lire en ligne</a>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Ajournal&amp;rft.genre=article&amp;rft.atitle=Principe+de+la+PCR+en+temps+r%C3%A9el&amp;rft.jtitle=Youtube&amp;rft.date=2016-06-09&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3APCR+quantitative"></span></span></span>
</li>
<li id="cite_note-2"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-2">↑</a> </span><span class="reference-text"><span class="ouvrage" id="2020"><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> «&nbsp;<cite style="font-style:normal" lang="en">Tapestry: A Single-Round Smart Pooling Technique for COVID-19 Testing</cite>&nbsp;», <i><span class="lang-en" lang="en">YouTube</span></i>,‎ <time>2020</time> <small style="line-height:1em;">(<a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.23.20077727v1.full.pdf">lire en ligne</a> <abbr class="abbr indicateur-format format-pdf" title="Document au format Portable Document Format (PDF) d'Adobe">[PDF]</abbr>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Ajournal&amp;rft.genre=article&amp;rft.atitle=Tapestry%3A+A+Single-Round+Smart+Pooling+Technique+for+COVID-19+Testing&amp;rft.jtitle=YouTube&amp;rft.date=2020&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3APCR+quantitative"></span></span>.</span>
</li>
<li id="cite_note-3"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-3">↑</a> </span><span class="reference-text"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://www1.montpellier.inra.fr/biochimie/td/UB/TD/VMJ-taqman.pdf">«&nbsp;La PCR quantitative en temps réel ou la " Taqman "&nbsp;», Centre de recherche et d'application sur les thérapies géniques.</a></span>
</li>
<li id="cite_note-4"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-4">↑</a> </span><span class="reference-text"><span class="ouvrage"><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> «&nbsp;<a rel="nofollow" class="external text" href="http://gene-quantification.info/"><cite style="font-style:normal;" lang="en">Gene Quantification</cite></a>&nbsp;»</span>.</span>
</li>
<li id="cite_note-5"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-5">↑</a> </span><span class="reference-text"><abbr class="abbr indicateur-format format-pdf" title="Document au format Portable Document Format (PDF)">[PDF]</abbr> <a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.congres-des-sciences.be/archives/2006/DOC-Siatka.pdf">La réaction de polymérisation en chaîne (PCR) - Principes et applications, École de l'ADN, Nîmes, p. 28</a>.</span>
</li>
</ol></div>
</div>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Voir_aussi">Voir aussi</h2></div>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Bibliographie">Bibliographie</h3></div>
<ul><li><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.realtimepcr.dk/">Guide pratique de QPCR de l'université de Copenhague</a>.</li>
<li><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.appliedbiosystems.com/applications/genomics/gene_expression.cfm">Tutoriels et Informations Techniques sur la PCR quantitative</a>.</li>
<li>Elyse Poitras et Alain Houde, <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www-bac.esi.umontreal.ca/~dbcm3531/SEQUENCAGE/files/qPCR.pdf">«&nbsp;La PCR en temps réel: principes et applications&nbsp;»</a>, <i>Reviews in Biology and Biotechnology</i>, vol. 2, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr>&nbsp;2, 2002, p. 2-11.</li>
<li>S. A. Bustin, <a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11013345">«&nbsp;Absolute quantification of mRNA using real-time reverse transcription polymerase chain reaction assays&nbsp;»</a>, <i>J Mol Endocrinol.</i>, vol. 25, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr>&nbsp;2, 2000, p. 169-93.</li>
<li>R. Higuchi, G. Dollinger, P. S. Walsh, R. Griffith, <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.nature.com/nbt/journal/v10/n4/abs/nbt0492-413.html">«&nbsp;Simultaneous amplification and detection of specific DNA-sequences&nbsp;»</a>, <i>Bio-Technology</i>, vol. 10, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr>&nbsp;4, 1992, p. 413-417.</li>
<li>P. M. Holland, R. D. Abramson, R. Watson, D. H. Gelfand, <a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.jstor.org/pss/2357665">«&nbsp;Detection of specific polymerase chain reaction product by utilizing the 50 !30 exonuclease activity of Thermus aquaticus DNA polymerase&nbsp;»</a>, <i>Proc. Natl. Acad. Sci. USA</i>, vol. 88, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr>&nbsp;16, 1991, p. 7276-7280.</li>
<li>M. Kubista, J. M. Andrade, M. Bengtsson, A. Forootan, J. Jonak, K. Lind, R. Sindelka, R. Sjoback, B. Sjogreen, L. Strombom, A. Stahlberg, N. Zoric, <a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16460794">«&nbsp;The real-time polymerase chain reaction&nbsp;»</a>, <i>Mol Aspects Med.</i>, 2006.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Articles_connexes">Articles connexes</h3></div>
<ul><li><a href="Courbe_de_fusion_en_PCR_en_temps_r%C3%A9el" title="Courbe de fusion en PCR en temps réel">Courbe de fusion en PCR en temps réel</a></li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Liens_externes">Liens externes</h3></div>
<ul><li><a rel="nofollow" class="external text" href="http://pyqpcr.sourceforge.net/">pyQPCR: un logiciel libre pour analyser les PCR quantitative (GPL)</a>.</li>
<li><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> <a rel="nofollow" class="external free" href="http://www.gene-quantification.info">http://www.gene-quantification.info</a>. Site contenant de nombreux liens et informations, associé à des références dans la tentative de minimisation du biais induit par l'utilisation de gène de ménage.</li>
<li><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.realtimepcr.dk/">Guide pratique de PCR en temps réel (université de Copenhague)</a>.</li>
<li><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : français">(fr)</abbr> <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.scanelis.com/spip.php?page=rubrique&amp;id_rubrique=42">Animation PCR en temps réel</a>&nbsp;: principe de la PCR et de la PCR en temps réel et comparaison de ces techniques.</li></ul>
<div class="navbox-container" style="clear:both;">

</div>
<ul id="bandeau-portail" class="bandeau-portail"><li><span class="bandeau-portail-element"><span class="bandeau-portail-icone"><span class="noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <span class="bandeau-portail-texte">Portail de la biologie cellulaire et moléculaire</span> </span></li> <li><span class="bandeau-portail-element"><span class="bandeau-portail-icone"><span class="noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <span class="bandeau-portail-texte">Portail de la biochimie</span> </span></li> </ul></div><!--htdig_noindex--><div><div class="zim-footer">
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